Anne Perrinet

La meneuse berruyère Pauline Astier (1,75 m, 22 ans) n’a jamais remporté la Coupe de France. Après une année 2023 sans trophée pour le club de Bourges, elle espère bien ramener un nouveau titre dans la vitrine des Tango.

Comment appréhendez-vous cette finale dans quelques jours à l’Accor Arena ?

On n'a pas trop pensé à la finale pour être totalement focus sur le quart de finale de championnat contre Tarbes (cette interview a été réalisé entre le match 1 et le match 2 des quarts de finale LFB). On sait qu’on a cette finale très importante qui arrive, mais d’un autre côté, on essaie de prendre match après match. C’est dans un coin de notre tête, et ça va devenir très concret rapidement.

En tant que joueuse, comment abordez-vous cette compétition et cette finale de Coupe de France ?

Pour nous c’est très important, on sait qu’il y a une qualification en Euroligue à la clé. Et c’est primordial pour chaque équipe, et plus particulièrement pour nous. On sait aussi que c’est un magnifique événement, il y a toujours beaucoup de monde à l’Accor Arena. C’est une belle exposition pour le basket féminin, je repense à notre finale il y a deux ans contre Basket Landes qui était mémorable, même si on avait perdu. On a en tête l’objectif de gagner le match bien sûr, mais on sait aussi qu’on va vivre un beau moment.

À titre personnel, la Coupe de France est le seul titre qu’il vous manque à votre palmarès…

Je n’ai pas encore gagné ce trophée, et ça me tiendrait forcément à cœur de le faire avec le club de Bourges. Il ne reste qu’un seul match pour y parvenir.

Bourges est le club le plus titre dans la compétition (11 succès). Mais n’a plus soulevé ce trophée depuis 2019. À quel point est-ce important pour le club ?

Chaque début de saison, on sait qu’à Bourges, la Coupe de France fait partie des objectifs. On est sur tous les fronts, on veut avoir tous les titres possibles, et ça en fait partie. Comme on a été éliminé de l’Eurocup il y a quelques temps, on s’est vraiment focalisé sur les compétitions restantes, dont la Coupe de France. Une victoire offrirait aussi un ticket en Euroligue, et le club a vraiment envie de retrouver ce haut niveau de compétition. En 2023, nous n’avons rien gagné, et à Bourges, on n’est pas habitué à ne pas avoir de titre. Même pour nous, c’est frustrant quand on travaille et qu’on finit sans trophée. On a à cœur de se rattraper cette année et de faire mieux, d’autant plus qu’on est près du but.

Les supporters berruyers sont aussi souvent très nombreux à se déplacer à Paris pour vous aider dans cette quête…

Je le dis à chaque fois, et même si c’est un peu cliché, c’est vraiment notre 6e homme. On sait que quand on joue au Prado, c’est complètement différent. Quand on sait qu’on a autant de monde qui va venir à l’Accor Arena pour nous supporter, avec nos familles et nos amis, ça nous pousse. Cette année encore il y aura du monde, on a aussi de les rendre fiers en gagnant ce titre.