"C'était un de mes rêves les plus fous, et je l’ai réalisé"

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Euroligue féminine

Helena Ciak a remporté dimanche avec Koursk l'Euroligue aux dépens du Fenerbahçe de Sandrine Gruda (77-63). L'intérieure française est revenue sur ce sacre historique, pour le club comme pour elle, qui avait déjà remporté l'Eurocoupe l'an dernier avec Bourges.

Quelques jours après votre succès avec Koursk en Euroligue, êtes-vous redescendue de votre petit nuage ?
J’y suis toujours un petit peu. Je réalise petit à petit ce que l’on a vécu. Gagner l’Euroligue était un de mes rêves les plus fous, et je l’ai réalisé ce dimanche. C’est juste énorme ! Il y a un an je gagnais l’Eurocoupe avec Bourges, et c’est année c’est l’Euroligue avec Koursk. C’est vraiment fou ! Je retiens aussi la saison parfaite qu’on a réalisé en Euroligue avec 18 victoires en autant de matches, ce qui est incroyable.

La dernière équipe à avoir remporté l’Euroligue en étant invaincue toute la saison était le Spartak Moscou en 2010. Comment pouvez-vous expliquer cette invincibilité ?
C’est difficile à expliquer. On a une bonne équipe, avec des joueuses qui ont énormément de talent. On s’entend très bien sur le terrain, ça se passe très bien également avec le coach (ndlr, Lucas Mondelo, coach de la sélection espagnole). Chacune a trouvé ses marques et a compris le style demandé par le staff, et l’alchimie a très rapidement pris.

Comment avez-vous abordé avec votre équipe ce Final Four de l'Euroligue, tout en sachant que vous étiez l’équipe à abattre, favorite et invaincue ?
Je n’ai vraiment pas ressenti de pression, j’ai plus senti de la motivation. On avait vraiment à cœur de ne pas perdre un seul match. On s’est tout d’abord uniquement concentré sur la demi-finale contre Prague, et il s’avère qu’on l’a gagnée (ndlr, victoire 87-80 avec 6 points et 6 rebonds pour Ciak). Et de la même façon pour la finale, j’ai vraiment ressenti une énorme motivation et l’envie de vaincre.

Comment a été vécu ce premier succès en Euroligue par le club ?
C’était très important de gagner pour le club, c’est la première fois de son histoire. J’ai vu les dirigeants avoir les larmes aux yeux, c'est immense pour eux. Avant la saison, ils avaient affiché leurs ambitions. Ils ont construit et bâti l’équipe pour gagner l’Euroligue cette année. Donc ça a été un soulagement également pour eux, car il y a eu plusieurs matches difficiles où nous avons failli perdre.  C’était une joie pour eux, ça sautait dans tous les sens, ça criait, ça s’enlaçait…

Vous avez déjà remporté l’Eurocoupe l’an dernier avec Bourges. Vous imaginiez-vous gagné l’Euroligue dès cette année avec Koursk ?
Deux titres européens en deux ans, c’est incroyable. À croire que j’étais au bon endroit au bon moment. Jusqu’à aujourd’hui, j’ai toujours été très contente de mes choix. Et il s’avère que chaque année, je gagne au moins un titre, et pas des moindres. C’est vraiment une joie par rapport à mon passé, où ça a été un peu compliqué par moments, où j’ai eu des périodes de doutes. Mais j’ai su rester la tête sur les épaules, et aujourd’hui c’est une récompense du travail fourni durant toutes ces années.

C’est votre première expérience à l’étranger, et elle est déjà réussie avec ce titre en Euroligue…
J’ai toujours voulu tester et jouer à l’étranger dans ma carrière et j’en ai eu l’opportunité. Quand j’ai eu la proposition de Koursk l’an dernier je n’ai pas longtemps hésité. Je connaissais les objectifs du club, les recrues qui allaient venir… Je savais le rôle qui allait être le mien dans le groupe. C’est pour cela que j’ai saisi cette occasion. Après ça a été un grand changement pour moi : le cadre de vie, le froid, la barrière de la langue, l’éloignement de la France. J’ai eu quelques petits coups de blues parfois… Mais le club a été très accueillant et a tout fait pour que je m’intègre le plus facilement possible. C’est pour cela que la saison a été très positive à tout point de vue.

Maintenant l’Euroligue remportée, il vous reste à vous concentrer sur le championnat russe.
Nous avons terminé à la première place de la saison régulière, et tout s’est bien passé en play-offs jusqu’à présent. On débute les finales ce week-end contre Ekaterinbourg, notre dauphin au classement. C’est le même système qu’en Ligue Féminine, la première équipe qui gagne trois matches est sacrée championne. On reçoit tout d’abord deux fois (23 et 24 avril), puis nous nous déplacerons deux fois (27 et 28 avril). Et la belle éventuelle se déroulera à Koursk (1er mai).

Au vu de cette première saison réussie à Koursk, avec ce titre en Euroligue et la finale du championnat qui approche, cela vous donne-t-il envie de rester en Russie ?
J’arrivais en fin de contrat à la fin du championnat. Je voulais attendre un peu que ce soit en quelque sorte officielle : j’ai signé pour une saison supplémentaire à Koursk. En plus, l’équipe devrait être quasiment la même que cette année donc c’est une bonne nouvelle. 

18/04/2017 - Propos recueillis par Kévin Bosi (FFBB)

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